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Putain de bulle à toi aussi...

Vendredi 2 mai 2014 à 12:54

 Jefferson bouche les yeux. Le spectacle qui se trame à l'extérieur reste à l'extérieur. D'un soupir, le vent emporte les restes de sa voix et marche sur le cadavre de sa concentration. Idées légères, bien trop pour qu'elles s'élèvent d'un double demi-citron bouilli ramifié en veines vicinales. Jefferson bloque la vue. Le noir impérial s'immisce à la manière empiriste. Sans bloquer aucun nerf qui brûlerait vif à la simple pensée d'un abandon volontaire de la lumière. C'est invétéré même à son corps tubulaire épaissit. L'impuissance sonore l'accable. Le plus petit clapotis l'encense. Un chuchotement il croit. Un autre il espère. Mais faut pas se croire plus fort que le principe, il est seul. Jefferson barricade les orbites. Il embrasse la crainte première, avance tendrement les bras en tremblant. Une fine corde en lin bloque l'accès à la couche. Indéniable barrière qui le sépare du sommeil en tapisserie. C'est une bouche folâtrée qui le prend en revers pour le remercier d'avoir encore conscience. Il ne sait pas pourquoi. Il ne sait pas à qui sont ses lèvres. Jefferson bride l'éclairage. Apatride de son propre reflet il tâte d'une main rêche ce qu'il reconnaît être roche. Les pulpeuses membranes étaient donc de marbre. Il l'aurait su, s'il acceptait son dû apaisant. Soudain il ne tient plus en place, ses doigts sont colonisés de secousses poreuses, ses jambes chancèlent et ses pieds picotent de toute part. Les émotions le quittent une à une. Les sentiments se rassemblent en un seul. L'envie, quitte à laisser plus qu'une peau, de se recueillir de façon embryonnaire sur le plat réconfortant d'un duvet. Jefferson bâillonne l'horizon. Sa propre mâchoire se fout de sa gueule. Ça ne le grivoise même pas. Humeur pas rire. Une brève sensation de chaleur sur la cuisse suivie d'une couverture glaciale. Penser que savoir écrire est pratique, surtout en automne. L'été prend place autour. Dernière tentative. Jefferson brouille l'aspect. Une nuit factice et libératrice s'ajourne ailleurs pour commencer son emploi ici. Rien ne se promène plus loin que l'aube et déjà un arbre tombe.

Mondes Perdus

Divulgé par Aimepe

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